Travail collectif

2021. Journal an 3, n°4. Tenir bon, tenir compte (L1, L2).pdf

Voici des enregistrements et documents relatifs aux échanges que nous menons dans des séances de travail collectif.

Voici différentes séances de nos séminaires. Elles sont mises à la disposition pour réécoute des différentes praticiennes, du moment, ou d’après, ou d’ailleurs. Chacune des participantes a donné son accord oral pour publicisation, lequel ne figure pas toujours dans l’enregistrement. Toute remarque par l’une d’elle serait, par déontologie, immédiatement prise en compte.

Ces séances constituent des traces de nos pas. Le chemin se fait en marchant, dit l’autre (Antonio Machado en l’occurrence). La marche peut être maladroite, revenir sur ses pas, elle erre, parfois saute et file. La voici.

À qui viendrait sur cette page sans avoir soi-même participé à l’inscription de ces efforts, il est demandé l’éthique minimale de la discrétion et du respect de toute visite dans un atelier artisan, où l’on n’entre pas pour juger, ni croire que regarder du dehors suffit à savoir de quoi il en retourne du sens qu’ont à être là des sujets engagés à tâtonner ensemble, coopérativement. La pertinence se cherche, elle aussi, sans nulle certitude de se trouver. Le cheminement et ses échouages possibles ne se peuvent court-circuiter par une quelconque ironie, sans y perdre bien plus que le risque de se perdre : le risque de ne rien risquer. Avant que de se dire style, un essai s’assume et vaut méthode, laquelle ne saurait nullement s’achever en un artefact leçonneux.

De façon générale, chaque séance de chaque groupe pourrait « faire penser » à d’autres séances d’autres groupes, d’autres singularités. On peut dire que l’ensemble de toutes les séances qui se trouvent sur cette page, et dans ce site, et dans des ailleurs multiples, forment un réseau, toujours en construction : pas seulement parce que c’est la loi du discours informatique et de l’ère multimédiatique, mais parce que, de fait, et sans attendre une quelconque « révolution anthropo-technologique » (ou gadget approchant pour éditos branchés cherchant des causes au mutisme de votre fille), c’est ainsi que cette progression comme par capillarité, par « rhizome », par rencontres incalculables, mais pas ratées, par collusions jamais banales, est tout simplement la moindre des choses, la seule possibilité de vivre, voire de survivre, depuis longtemps, pour les praxis tâtonnantes, précaires, jamais complètes, qui essaient de ne pas trop s’ignorer les unes les autres, et de trouver dans des présences autres les énergies nécessaires pour redonner du sens à l’effort d’exister, de ne pas crever par l’asphyxie de l’isolement.

Coopérative d’écriture

Voici un nom commun pour nommer ce rendez-vous où nous tentons de partager nos boîtes à outils, nos créations, nos problèmes, nos angoisses, nos désirs. De quoi respecter et étayer nos tâtonnements au travers des mots, pour arriver à une parole que chacune puisse signer de son nom propre, singulièrement.

Cette section a d’abord accueilli les enregistrements de différentes séances de discussion, issues de séances diverses de travail depuis 2020. Ces moments sont constitués essentiellement un moment d’échange précisément consacré au travail d’une ou d’un collègue, accompagnant sa recherche en cours ou envisagée. D’autres séances de réflexion sur ce que peut être l’écriture, ou plus fondamentalement l’élaboration de ce qui peut advenir, aussi, comme écriture. On pourra se reporter aux différentes séances des séminaires de cette page, mais également dans les pages Invites des autres régions de ce site (entre autres ici). Dans l’Invites de la présente partie, une réflexion s’est partagée le 12 novembre 2020 autour des lieux d’écriture, d’inscription et de partage liés à Experice, et donc autour de l’accueil qui y est fait à des paroles et des écritures en train de se tracer, de s’essayer.

Depuis juillet 2021, nous tentons de nous retrouver au moins tous les mois, en gros. Appuyant cela, Evi Gatou et Maelys Mercier, que nous remercions vivement, ont créé un lieu partagé où nous pouvons déposer des documents,informations, documentations et autres outils de travail à partager.

N.B. Les textes des discussions (pour les dernières visios en zoom) sont temporairement non disponibles sur ce site, je les mets sur le gougueuldraïve.

Prochaine séances : vendredi 14 octobre à 10h, jeudi 10 novembre à 10h, vendredi 2 ou 9 décembre (décision en octobre) à 10h.

Quant à nos séances mensuelles, jusqu’à décembre, nous maintenons l'alternance jeudi/vendredi, mais à partir de janvier, nous avons décidé de prévoir une alternance avec un autre jour (voire un autre horaire), pour permettre à plusieurs d’entre nous de pouvoir y assister.

Automne 2022-été 2023

  • 2022.09.08. CoopÉ. Organisation de l'année. Francomme, fiches de lecture (la séance ne commence vraiment qu’à 1.46mn). C’est reparti ! Les décisions du Conseil, et en particulier la liste des séminaires satellites proposés par plusieurs parmi nous, se trouvent dans notre draïve. Au programme : une séance autour des fiches de lecture, par Olivier, qui devrait se poursuivre par une réflexion sur ce qu’est une « revue de l’art ».

Automne 2021-été 2022

  • 2022.06.10. CoopÉ. Vérité, Rival & al. Arrêt du bus clandestin, analyse institutionnelle filée de notre voisinage
  • 2022.05.28. CoopÉ. Bourcier. Renfort d'écriture. Logiciel de composition et mise en page Latex
  • 2022.05.20. CoopÉ. Dostrevies, Schiavone, Eschmann, Rival. Ecriture, faire collectif, outiller la conscience, questionner l'inconscient, fonction d'analyse et discours maître
  • 2022.04.22. Renforts d'écriture. Bidabad, Kanté, Mercier, Slimane. Quoi de neuf. Commencer d'écrire, fiches de lecture, nos visios
  • 2022.04.21. CoopÉ. Dostrevie, Prévôt. Écrire le partage des puissances. Matérialisme historien et analyse des discours des manuels d'histoire, Europe 1850-1950
    Une magnifique séance que nous ont offert Laetitia puis Cédric. Autour de l’écriture de Laetitia, se rattache la réflexion de fond qui, en fin de compte, reste le cœur éthique de ce que nous faisons là, dans cet essai de coopération : la fonction de maîtrise, fonction-maître, qui est TOUT SAUF l’imposition imaginaire d’une figure de maître (ou maîtresse), et à rebours, à rebrousse-poil de tout statut de maître (et il est vrai qu’à l’université, rien ne va moins de soi…). C’est de cela que nous reparlerons le 20 mai.
    Autour de la parole et de la pratique de Cédric, c’est encore autre chose qui s’est ouvert, comme en ont témoigné les échanges : en quoi l’historialité est une dimension anthropologique fondatrice, qui nous a tant parlé tout au long de la présentation des tâches concrètes de l’historien en Pataugas, comme le dit notre ami Denis Morin. L’historialité subjective, ou culturelle, mais aussi le matérialisme historien (pas seulement historique…), et toute la réflexion politique, éthique, autour de ce que peut dire un discours, une image, du texte… y compris dans son non-dit, dans son refoulé… Bref, autour du travail de Cédric, un étoilement de nos questionnements.
    Digne pendant de cette présentation, je suis heureux de partager un bonus, une deuxième séance à écouter également, car Cédric (puis Denis, en fin) y laisse déployer, comme coup de main à un ami, tout ce sur quoi aujourd’hui, il n'a pas eu d’autre choix que de passer vite:
    2022.04.06. Nicolle, Prévôt, Morin, Laffitte. Archives psychiatriques de Ville-Evrard, histoire et herméneutique matérielles.
    Il s’agit de la rencontre que j'ai récemment organisée entre Cédric et Denis, et Dimitri Nicolle, clinicien qui nous vient de l’autre ambiance majeure de notre petit monde, celui du DU de Psychothérapie institutionnelle et Psychiatrie de secteur, et qui a découvert à l’hôpital de Ville-Évrard un TRÉSOR psychiatrique, désirant savoir comment ne pas le laisser repartir au néant.
    Enfin nouveau satellite de notre CoopÉ, une troisième séance sera sans doute organisée bientôt, une petite (demi-)journée d’étude autour de ces objets, gestes, questionnements que la guise historienne de nos amis nous aident à nommer, repérer, relancer dans nos propres méthodes. Miam !
  • 2022.04.15. Clinique institutionnelle, 2. Transmission, traduction. GTPSI, PI, Lacan, phénoménologie. Vide et négativité
  • 2022.03.18. CoopÉ. Souchard, Ianni. ATD Quart-Monde, produire une pertinence, savoir comme rencontre, accueil et partage
  • 2022.03.17. CoopE. Clinique et traduction institutionnalisantes, 1. Miwaki, Legrain & al.
  • 2022.03.11. CoopÉ. Renforts d'écriture. Bourrider
    Voici notre premier rendez-vous autour des questions de mise en forme de nos écritures. Un peu « fourre-bourre », pêle-mêle, nos premières questions viennent alimenter le chaudron (ou le bourrider comme le disent les paissels ajudaires d’Aprene, le centre de formation des Calandretas occitanes). De ce chaudron, nous tirerons régulièrement nos questions, et tenterons de les traiter au fur et à mesure de nos séances. Voici donc une proposition de classement de structures à partir de l’état initial du texte de Kakou (merci de nous l’avoir laissé utiliser, alors que depuis, elle l’a bel et bien récrit). Ce document intègre les éléments du « ramasse-miettes », métier tenu aujourd’hui par Clothilde, que nous remercions. Peu à peu va se structurer notre programme de travail, qui d’ores et déjà comprend, à la demande d’Adriana, un travail sur la syntaxe de la phrase. Au moins avons-nous commencé par un moment de grande joie et de grands pleurs, à partir d’une note aux enseignants rédigée sous l’autorité de monsieur l’Inspecteur d’Académie de la Loire, bourrée (la note, pas la Loire) d’erreurs d’orthographe et d’usage (voici le texte, issu du Canard enchaîné). De quoi faire entrée, ensuite, dans le cœur de nos questions : la langue, ça s’utilise. Plus ou moins correctement. Et quand on veut se situer dans le subversif, il faut d’autant plus savoir situer les cadres, leur sens, leur logique interne, et la part légitime de discipline sans disciple qu’est le fait d’être libre sujet d’une langue. Également, le document de classement des erreurs inspiré de Nina Catach. Enfin, et surtout, les exercices créés avec des collègues anciens enseignants-stagiaires de l’IUFM de Beauvais.
  • 2022.02.17. CoopÉ. Coll., institution, monographie, sens du précaire
  • 2022.02.05. IED, rassemblement. Ecriture, accueil collectif de Kante, Allegret-Taillez, Gually Blanco
    Cette séance a été le pot d’accueil de nouvelles venues, un beau moment sans prétention, mais pas sans sensibilité ni intelligence, singulières autant que collectives, partagées en tous les cas. De ces moments où s’écrit, si jamais cela effectivement existe, ce dont coopérative d’écriture tente de nommer le tâtonnement et la co-errance.
    Comme un écho, en duo, à cette après-midi partagée, voici, parmi plusieurs autres, le moment de travail que nous avons partagé avec José Vicente, au sujet de son projet de rechreche-action, mais aussi, plus généralement, sur les tissages que nous pouvons espérer voir opérer un fertile métissage entre poiesis et praxis : 2022.02.09. Gualy Blanco. Entretien de travail, rigor del andar. Cette séance est là, un tout premier pas sur un certain chemin, celui qui se fait en marchant, que se hace al andar, dans une logique vague, abductive, téléotique (cf. infra, le début de la séance du 4 février 2022 du séminaire Sémiotique, pratique, clinique).
  • 2022.02.03. CoopÉ. Moulinette sémiotique. Castillo & friends, 1. Saya afrobolivienne, nature et culture, politique, sémiotique
    & 2022.02.18. CoopÉ. Moulinette sémiotique. Castillo & friends, 2. Saya afrobolivienne, triadicité ethnographie, clinique, sémiotique. Molinié-Peirce, abduction amérindienne
    2022.02.14. Castillo, Ruiz. Saya afro-boliviana, antropologia
    2022.04.12. Castillo, Laffitte. Sémiotique, clinique, horizon d'anthropologie culturelle
    Dans la suite des séances dites techniques, cette fois, nous nous nous retrouvons autour, non pas d’un texte, ni d’un outil, mais d’une méthode et d’un objet en cours d’émergence, ceux de Jhon. La première séance a été coupée par erreur, et nous avons attendu, pour la publier, que puisse se boucler la réflexion restée inachevée. La seconde séance est venue ainsi reprendre un dialogue entre Jhon et notre amie Adriana Parra. Mais notre discussion reprend également dans sa tresse, et c’est tant mieux, d’autres fils issus de séminaires tenus entre temps, et tout particulièrement Sémiotique, pratique, clinique (cf. infra). Ainsi cheminent à la fois les paroles des unes et des autres, et l’aire de discours, et le (mi)lieu commun de notre machine à cogiter. Une troisième séance de discussion a lieu le 15 avril, où nous suivons le cheminement en sémiotique de Jhon.
    Et puis, une ouverture fondamentale à mes, à nos, yeux, un pendant anthropologique à nos entretiens : voici la toute première séance de travail que Jhon a eu avec notre collègue bolivienne Adriana Gloria Ruiz Arrieta, anthropologue de l’Université San Francisco Javier, à Sucre et codirectrice de la thèse de Jhon. Je suis particulièrement heureux d’accueillir ici, pour la première fois, une parole venue de cette terre bolivienne si chère à mon cœur, et portée par nos deux collègues. Une langue, une ambiance, et une pertinence complémentaire, transversale, qui donne ainsi à notre CoopÉ son naturel, et attendu, décentrement d’ambiance, de langage, d’humeur. Disons que notre CoopÉ décidément s’enracine de façon multiple et sans aucune préméditation dans les lieux qui font sens ; dans notre bistrot ou notre moulin, les langues, les cultures, les politiques, les mondes affectifs et imaginaires enrichissent ce qui demeure, précaire, simplement une possibilité de ne pas rester trop seules.
  • 2022.02.02. CoopÉ. Boursier. Zotero, bibliographie
    Lors du conseil du 20 janvier (cf. infra), nous avons décidé de lancer de petits séminaires satellites à notre arrêt d'autobus mensuel. La moulinette autour du texte de Kakou (cf. infra) a lancé la série des séminaires dits techniques. Servane, que nous remercions, a elle aussi battu le fer tant qu'il était chaud, et nous a proposé cette séance autour d’un outil, et comme toujours, s’y est inscrit bien d’autres lignes de partage.
  • 2022.01.27. CoopÉ-L2. Moulinette écriture. Adjloua & friends
    Notre premier moment, tâtonnant, pour travailler ensemble autour d'un texte que Kakou a partagé avec nous. Une autre figure de l’accueil, dans le partage, une évidente projection de nos vécus d’écriture sur la réalité, radicalement singulière par ailleurs, du texte de notre amie. Un premier essai d’approcher la parole de l’une d’entre nous, du scrupule, et, je l’espère, un moment qui laisse à désirer, pour envisager d’autres voies de travailler nos écritures, surtout pas de grande messe, pas de cours de formatage, mais cette moulinette comme l’appelaient les membres de Genèse de la coopérative, le groupe de Pédagogie institutionnelle quand elles élaboraient une monographie, et comme y ont été formés nos amis Corina Lhéritier et Patrici Baccou, que nous avons accueillis en décembre 2022.
  • 2022.01.20. CoopÉ. Conseil, séminaires satellites. Elbounaamani, défiger le quotidien éducatif du secondaire
    Cette première séance de 2022 est ici reproduite avec, exceptionnellement, son Conseil où ont été proposés les premiers séminaires satellites, dont le détail sera précisé dans le draïve par le document de secrétariat rédigé par Evi Gatou.
  • 2021.12.17. CoopÉ. Souchard, Ianny, Vérité. ATD Quart-Monde, écriture, pertinence, dignité
    « Le contraire de l’espoir, ce n’est pas le désespoir, c’est le courage », dit l’autre. Notre coopérative d’écriture a eu l’honneur d’accueillir Alain Souchard, qui travaille à ATD Quart-Monde. Je laisserai Jérémy Ianni, son ami et ancien collègue, présenter cette séance. Peu de mots, quant à moi, sinon : merci.
    Je me contenterai de donner ici les quelques éléments de lecture ou de référence qui ont émaillé notre rencontre. La thèse de Geneviève Defraigne Tardieu « L’Université populaire Quart Monde : la construction du savoir émancipatoire » ; une présentation de la vie et de l’œuvre de Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart-Monde et le numéro de la Revue Quart-Monde qui lui est consacré ; Le numéro « Écriture de vie » de la Revue Quart-Monde ; des précisions sur les gens qui s’engagent ; l’exposition « Photos de bouts de monde » éclairant les liens que peut entretenir la photographie avec le souci d’écriture, d’inscription, de publicisation des réalités humaines. Et, en écho, Résistance et travail de rue, ouvrage dirigé par Marie-France et Raymond Négrel, autour des maraudes à Marseille (et s’inspirant de la psychothérapie institutionnelle).
    À écouter d’urgence, à réécouter tout de même. Nul n’entre ici s’il ne s’est purgé du « Soyons positifs »… Bonne façon d'accueillir, aussi, dans notre CoopÉ.
  • La séance du 18 novembre 2021 sera bientôt mise en ligne. J’ai des difficultés à la transcrire en un format lisible. Oups !
  • 2021.10.23. Deulceux & al. CoopE, rassemblement METLV IED, Recherche et Journal. Sandrine est couturière. Enseignante dans le secondaire professionnel, elle est aussi une bricoleuse de la tenue du journal, et plus particulièrement dans le cadre du travail de recherche. Nous avons eu le plaisir de partager avec elle un regroupement à Saint-Denis, dans le cadre du mastère à distance, un jour que ces distances n'allèrent pas plus loin que deux tables mises ensemble pour créer un lieu d’échanges.C’est l’art de la reprise (art de reprendre, de repriser, de réagencer sans perdre fil) que nous avons pu avec elle voir se tisser dans tout son empan.
    Ce fut une belle séance de travail : grâce à elle, nos matières, nos expériences et nos questionnements furent mis au travail au prisme de l'outil du journal personnel. Sont ainsi évoqués dans cette séance différentes actions de recherche.
  • 2021.10.09. CoopÉ, section française de lAfirse. Bouvarel, Lerbet & al. Nos cliniques, pratiques et recherches sous le signe de lanthropocène — notes de discussion.
    Voici une séance, décidée rapidement, et rondement menée, au point que nous n’avons pas pu prévenir tout le monde de la CoopÉ (désolé…). Cette réunion, envisagée lors de la séance du 1er octobre dernier, a réuni Éline Bouvarel, Clothilde Jouzeau, Marie Eschmann, Francesca Riva, Valérie Roy, Cédric Prévot et Pierre Johan Laffitte, et surtout, pour la première fois parmi nous, Frédérique Lerbet, qui organise le colloque de l’Afirse, La recherche en sciences de l'éducation dans le contexte de l’anthropocène, et que nous sommes heureuses d’avoir accueillie. Pour rappel, ce colloque a lieu au Campus Condorcet les 12 et 13 novembre 2021, et est ouvert gratuitement pour les membres d’Experice (notre laboratoire, dont Frédérique est depuis lontgemps membre, coorganise le colloque avec la section française de l’Afirse). Servane Boursier, excusée pour cette réunion (mais présente dans les interventions des quelques-unes parmi nous !), est également l’une des organisatrices de ce colloque.
    Nos cliniques, nos pratiques, notre recherche, dans une écologie fidèle au triple souci de Guattari, psychique, social et environnemental… Une façon, aussi, de questionner le sens, l'éthique, la pertinence de ce que nous tentons de faire, dans l’abductif et le tâtonnement, au sein de notre coopérative d’écriture.
  • 2021.10.01. CoopÉ. Rival, Bouvarel. Clinique, institutionnalisation, écriture
    Catherine Rival et Éline Bouvarel sont cliniciennes, questionnent le fond et le quotidien de l’accueil des subjectivités souffrantes, tant dans leur psychisme que dans leur chair (le corps n’est pas que bidoche, ligaments et neurones). Cette séance a permis de remuer un nombre considérable de questionnements et de soucis, tant sur le plan du quotidien clinique ou pratique, que sur le plan de la transmission de cette complexité, en particulier par l’écriture. La clinique ne se réduit pas à de la psychopathologie : les échos ont été nombreux parmi celles d’entre nous qui travaillons dans, ou avec, les structures sociales, culturelles, etc. Il faut noter que notre séance a pour horizon la participation, pour certaines d’entre nous, au colloque La recherche en éducation dans le contexte de l’anthropocène (12-13 novembre 2021, à Campus Condorcet, entrée libre pour les masterantes et doctorantes d’Experice).
    Noter également que des variations se font jour dans nos modalités d’échanges, d’écoute, d’écho. Peu à peu, notre coopérative d’écriture tâtonne, se cherche, et c’est un signe sinon rassurant, au moins rassérénant. En tout cas, devient de plus en plus sensé de donner accès également aux échanges écrits postés en parallèle aux échanges audiovisuels. (Non, on ne me fera pas dire tchateus, scrogneugneu!)
  • 2021.09.10. CoopÉ. Hashimoto, ergothérapie, psychiatrie japonaise, psychothérapie institutionnelle
    La séance a été l’occasion pour Kazuki Hashimoto et Yasuo Miwaki de nous présenter un état de la psychiatrie et de l’ergothérapie au Japon qui résonne bigrement avec l’histoire et la situation que nous connaissons en France, ou dans d’autres pays qui nous semblent plus proches de nous. De quoi réfléchir sur le sort des cliniques et des politiques qui se refusent à céder aux positivismes et réductionnismes dominants (psychologiques, épistémologiques, théoriques, économiques, sociologiques).
  • 2021.09.03. CoopÉ. Séance de reprise. Recherche et tâtonnement écrivant, mouvement translinguistique, parole singulière. Pistes à questionner
    Parler le difficile dans l’écriture tâtonnante; la matière actuelle de notre parole, passée autant que présente; écrire du concept avec autre chose que des mots (images, sons, corps); écritures quotidiennes, praticiennes, ethnographiques (ATD Quart-Monde, etc.); pathei mathos, enraciner le savoir dans l’épreuve d’habiter le monde.

Automne 2020-été 2021

Printemps 2020

Arrêt d'autobus, printemps 2021

Philosophie de l'éducation, mars 2021

Notre travail, en plus des séances ici accueillies, s’est également réalisé sous forme de textes libres, que nous avons réunis dans Tenir bon, tenir compte, ensemble proche de l’album ou du journal de la pédagogie Freinet, et mis en commun avec les collègues du séminaire « Le sujet dans l’acte éducatif ».

  • 2021.04.09. L1, Philosophie de l'éducation. Débats réseaux sociaux, légalisation des drogues, bilan du séminaire
    Voici la dernière séance que nous devons à trois de nos collègues, qui ont préparé ces deux débats. Une belle façon de finir notre petit semestre ensemble.
  • 2021.03.19. L1, Philosophie. Temps, travail, pouvoir, liberté, essai, texte-libre. Ait Hamouche, Montaigne, Rousseau.
    Ce moment de discussion s’est effectué dans le cadre de l’enseignement « Philosophie de l’éducation » avec les collègues étudiantes de Licence 1. Une bonne partie de notre discussion sur la dimension philosophique du rapport au temps, à la subjectivité, à l’écriture, constitue le commentaire d’un texte libre écrit, et partagé, par Myriam Ait Hamouche, dans le cadre de l’enseignement « Le sujet dans l’acte éducatif » de Licence 2, lors de la séance ayant eu lieu la veille, le jeudi 18 mars 2021 (dans le groupe de 18 heures), bientôt mise en ligne, et à l’écoute de laquelle je renvoie donc.
  • Durant ce séminaire, nous avons pu prendre le temps d’écouter une conférence d’Alain Badiou de 2015, une réflexion, menée devant des lycéens, sur ce que peut être une vie digne d’être vécue. Je conseille également, pour approfondir les liens que ce philosophe, l’un des fondateurs de l’esprit de Vincennes, tresse avec d’autres sphères de l’existence, d’autres sphères de la subjectivité : l’amour, la politique, l’art, la science, dans deux entretiens de 2016 avec Mouloud Achour, dans l’émission Clique, première et seconde parties.

Sémiotique, pratique et clinique

À partir de 2022, nous avons travaillé à partir de ce vademecum rassemblant quelques schémas bizarres, et quelques paroles qui le sont encore plus… Merci de l'avoir en permanence sous le coude durant notre travail.

Hiver, printemps 2022. Sémiotique, clinique et saya afro-bolivienne. Dialogue en recherche autour du projet de Jhon Castillo

Attention, séquence prégénérique! Les séances de cette année, qui accueilleront différents objets de discussion que nous choisirons ensemble, embrayeront sur une séance de travail avec Jhon Castillo, autour de son objet de recherche, la saya afro-bolivienne, qui a eu lieu jeudi 3 février de 10h à 12h, à distance (ouvert à qui veut, ensuite visionnable sur ce site). Cette séance est née de nos travaux dans le cadre de la Coopérative d’écriture. Cette séance a également été suivie, ensuite de deux autres séances autour de la sémiotique articulée aux enjeux culturels, politiques, épistémologiques, et d’une séance ethnologique due à notre collègue et amie Gloria Ruiz Arrieta, de l’Université San Francisco Javier de Sucre, en Bolivie.

Février 2022, La praxis, c’est les ploucs qui sont leur propre interprétant (Georges Molinié)

Les séances de ce séminaire en 2022 se sont déroulée ENFIN en chair et en pauses café (et à distance aussi, mais avec les moyens du bord et surtout sans entraver ni surcharger la tenue de nos échanges), au Campus Condorcet (à Aubervilliers, métro « Front Populaire », fin de ligne 12) (repérez-vous sur le plan), les vendredis 4 février (9h-17h), bâtiment sud, rez-de-chaussée, salle 0.031, 11 février (salle 0.018) et 18 février (9h-13h, salle 0.009). Nous avons organisé ces moments ensemble, de façon coopérative (donc accueillante et partageant le pouvoir d'auto-organisation pratique et pédagogique), et avons travaillé à partir de nos terrains, objets (ou sujets…) de recherche, ou de travail, ou de vie…

Les nouvelles venues sont priées de se coltiner les trois séances de l’an dernier (cf. saison précédente, juste en dessous), tranquillement et à leur rythme, mais ce sera la condition nécessaire pour, en fin de compte, comprendre quelque chose à cette bizarrerie qu’est la sémiotique. On n’est pas obligé de comprendre tout d’emblée : piger en gros, se jeter dans le bain d’abord, pour ensuite aller regarder dans le détail les documents de la « bibliothèque de travail » (qui indique aussi ses ramifications dans les autres parties de ce site), c’est souvent bien plus efficace. La temporalité d’un savoir qu’on se transmet a besoin d’un « point de départ » : ce seront nos rencontres, quitte à boire un peu la tasse au début ; mais le pari, c’est que si cela fait vraiment du sens pour vous de vous emparer de cette boîte à outils, alors il faut ouvrir le temps : que vous mobilisiez cette compréhension dans le temps des trois séances, c’est idéal, mais justement peut-être un peu trop écrasant pour certaines, qui mettront plus de temps. Dites-vous que, si un jour dans quelques années un outil sémiotique vous sert au détour de votre travail (de penser, d’existence, d’action…), je considérerai que ce séminaire n’aura pas été vain.

Suite à la première journée, et à nombre de renvois ou présupposés, j’insiste plus que jamaissur la nécessité d’aller écouter d’une part les séances du séminaire de l’an dernier, ainsi que la première séance de sémiotique du DU de psychothérapie institutionnelle : là, vous y verrez bien plus précisé : 1. L’importance de ne SURTOUT pas réduire le langage à la langue ; 2. La nécessité, si l’on veut vraiment s’appuyer dans nos recherches, nos pratiques, nos cliniques, sur une théorie du langage, de passer d’un signe binaire, notion réductrice et dangereuse, à un signe ternaire ; 3. Ce que c’est que la logique du vague, la logique du général, et « ce que ça donne » dans la clinique, en particulier autour des deux extraits de Delion, autour de Francisco et Odette dans l’équipe thérapeutique, et de Balat, autour des croissants et du jeune homme en éveil de coma.

  • 2022.02.18. SPC, 3. Roy, éducation en plein air, écologie sémiotique, monde, corps, psyché et langage
    Dernière séance de notre séminaire, où nous avons pu à nouveau reprendre nos catégories, comme une gymnastique logique qui n'a rien d'évident, qu'il faut sans cesse reprendre. Nous l'avons fait cette année, l'an dernier, ailleurs aussi dans ce site, nous la reprendrons sans cesse. D'ores et déjà, le séminaire "Le sens intègre" (cf. infra, "Sens, éthique et pertinence" en 2022) a commencé de le faire. Un descriptif est à venir.
  • 2022.02.11. METLV, SPC, 2. Aline, Fouard, Marwane. Moulinette sémiotique, écriture, famille, corps, danse, virtuel et réel, engagement du sujet en recherche (son, montage)
    Un descriptif est à venir, de cette longue et riche séance, que nous avons décidé de ne pas diffuser dans son intégralité. Bonne écoute tout de même, ce qui demeure mérite le détour!
  • 2022.02.04. SPC, 1. Coffinet, Legrain, Leroux, VanZandt-Escobar, Bellaoui, Myon, Laffitte. Cheminer, signe triadique, subjectivité, art et clinique

    Ces enregistrements courent tout le long de la journée : c’est long ! En voici quelques étapes.

    J’ai ouvert le bal par quelques généralités sur l’orientation « vague » et « singulière » dans l’ambiance de notre séminaire. Dès la troisième minute, cette rencontre devient une étape de plus, que l’on reprend sous le signe du cheminement, celui qu’évoque le texte de Claire Coffinet (cf. le séminaire Sens, éthique et pertinence de l’automne dernier), mais aussi celui des vers d’Antonio Machado, Caminante, no hay camino, el camino se hace al andar. Vers 57mn 05s, Machado passe le relais à Henri Michaux, et nous entrons dans les plis et replis des signes. Nous commençons par déplier, ex-pliquer, l’idée habituelle que nous nous faisons du signe, et qui souvent le réduit à réalité duelle, binaire, dont est porteur ce qu’on nomme « le signe saussurien » (de façon injuste envers la complexité de la linguistique et de la sémiotique de Ferdinand de Saussure — cf. ses magnifiques Écrits de linguistique générale, qui vont bien au-delà du seul Cours de linguistique générale). (Cf. Vademecum, « Schémas, I » p.2). S’annonce en conclusion, pour l’après-midi, l’abord d’un signe non plus binaire, mais triadique : le signe peircien.

    Puis, à 1h28mn, nous changeons d’ambiance, et reprenons la matière dans une autre dynamique avec un nouveau point de départ, à partir de nos différentes réflexions, pratiques et existences, qui pouvaient faire écho à notre première partie de matinée. Après une discussion autour d’un échange entre Sophie Legrain et Déborah Leroux, autour des liens entre art et psychiatrie (Jean Oury, Paul Klee, Jacqk Doron, etc.) entre autres (partie non enregistrée), à 1h39mn35s, Alejandro VanZandt Escobar nous parle de sa pratique d’intervenant artistique dans un IME (Institut médico-éducatif) autour du sonore. À 1h56mn45s, Khadija El Bounaamani nous parle de son accompagnement d’adolescents autistes, moment qui se clôt sur une intervention de Marwane Bellaoui).

    À 2h25mn51s, nous revenons repus, pour une après-midi kouglof (sans plus de pause jusqu’à la fin). Quelques commentaires de Pierre aux propos précédents (Khadija et Alejandro, surtout). Ensuite, à partir de 2h42mn17s, une transition se fait, qui convoque (comme beaucoup de moments de ce séminaire) le lien permanent et insécable entre la logique sémiotique et les deux matérialismes, celui de la vie quotidienne et celui du fantasme inconscient. Ensuite, à partir de 1h53mn15s, la séance sera entièrement consacrée à dépliage du mille-feuilles qu’est le signe selon Charles Sander Peirce. (On se réfère alors au Vademecum, « Schémas, II, III », p.2.) Peu à peu, au fur et à mesure de cette ex-plication (au sens étymologique du terme), de nos explicitations réciproques (questions, remarques, rebonds, etc.), en particulier de Marlène Myon, mais pas que !, nous voyons se déplier la logique du signe : sa première « prescission » représentement/objet/interprétant (à partir de 2h58mn17s), puis sa seconde « prescission » priméité/secondéité/tiercéité (3h12mn02s). À 3h56mn20s, on reprend les différentes figures du signe (ton, trace/tessère, type ; icône, indice, symbole ; habitude/argument, proposition, prédicat). Durant cette présentation des neuf figures du signe, de 4h08mn38s à 4h31mn22s se place l’exposé par Marwane Bellaoui de son travail sur l’usage thérapeutique de World of wordcraft, et s’ensuite une discussion à la fois sémiotique et de clinique transférentielle et institutionnelle sur la notion d’aliénation : distinction entre aliénation sociale et aliénation psychique, concept d’institution vs établissement, et notion ouryenne définissant le milieu institutionnalisé (club thérapeutique, classe coopérative, etc.) comme tenant-lieu d’espace potentiel ; d’où une distinction, d’origine guattarienne, entre intégration imaginaire et intégration symbolique (« Le Scaj, m’sieurs-dames », Psychanalyse et Transversalité).

Hiver-printemps 2021, le courage à l’épreuve de la logique du vague

Notre travail entre l’hiver et le printemps 2021, en plus des séances ici accueillies, s’est également réalisé sous forme de textes libres, que nous avons réunis dans un recueil proche de l’album ou du journal de la pédagogie Freinet. Nous avons choisi cette formule en conseil, et voici donc Les Miettes de nous, n°5 — an 3 de cet essai de recueillir les textes libres des gens avec qui j’ai le bonheur de travailler. Ce recueil est mis en commun avec les textes libres du séminaire « Langue, sens, éthique et pertinence » de la même période.

Le sujet dans l’acte éducatif

Hiver 2022

Voici une brève séance, dans un retour, heureusement, à une saison en chair et en os !

  • 2022.02.16.09h-14h. L2, SAE, Textes-libres, accueil groupal coopératif de la subjectivité, aider au courage, sens de notre travail, groupes de 9h, 10h30 et 13h (groupe de 10h30 à 57mn, 48s, et groupe de 13h à 2h, 03mn, 44s), puis groupe de 19h15.

Hiver-printemps 2021

Notre travail, en plus des séances ici accueillies, s’est également réalisé sous forme de textes libres, que nous avons annuellement réunis dans des recueils proches de l’album ou du journal de la pédagogie Freinet. C’est avec ce « simple séminaire de Licence », en franchissant le seuil de la salle J 102 un jeudi midi de mars 2019, que j’ai été mis devant l’inévitable, c’est-à-dire devant ce qui ne pouvait que faire sens pour moi : on n’enseigne pas la pédagogie coopérative, on la partage ; on ne délègue pas le pouvoir, on le partage ; on n’incite pas à la liberté, on en partage le coup de fouet. Voici donc, tout autant qu’il y eut un « arrêt d’autobus » au printemps 2020, un des points de commencement de ce qui forme notre, une, ma praxis pédagogique à Paris 8, avec quelques-unes dont, ici, vous verrez les noms signer une écriture, une parole : des autrices. Ce n’est pas sans défaut, certes ; mais, non plus, ce n’est pas rien…

En 2019, il y a deux journaux : Ne rien dire que nous n’ayons fait (avec une grosse erreur sur le titre en couverture, oups...), et Quand la jeunesse tombe sur le charme des mots. En 2020, l’an 2 donne Un Recueil de miettes personnelles et collectives. En 2021, l’an 3 donne Tenir bon, tenir compte, en commun avec les collègues du séminaire « Philosophie de l’éducation ».

Apprendre et s’éduquer
hors et aux marges de l’école

Automne 2021, hiver 2022

Attention: je rencontre des difficultés à rendre accessible le contenu de nos échanges écrits, dès que possible ils seront publiés.

Par ailleurs, les trois séances de janvier ne sont pas encore accessibles pour des raisons techniques. Dès qu’elles le seront, cet avertissement disparaîtra.

  • 2022.01.21. H&M. Correia. Politique, écologie, économie, épistémologie
    Cette séance, la toute dernière de notre séminaire, se situe dans la continuité de la séance de l’avant-veille, mais dans une orientation beaucoup plus directement politique et macrosociale. Une belle continuation, ou bifurcation, comme on voudra. Une bonne façon, surtout, de boucler sans conclure un séminaire devenu avant une Bibliothèque de travail autant qu'une agora où l’hétérogénéité subjective a toute sa place dans ce qui se voudrait un travail pas trop indigne du terme d’analyse institutionnelle.

  • 2022.01.19. METLV, H&M. Amer Maistriau, Correa, Laffitte. Education au développement durable, épistémologie, éthique, politique
    Estefania Amer Maestriau et Jonathan Correia travaillent autour de l’éducation au développement durable ; ils ont proposé à Pierre un moment de travail commun. Voici comment cette demande lança cet entretien : « Suite à un échange que nous avons eu sur le forum à propos du texte de Tim Ingold intitulé Culture, nature et environnement, Jonathan Correia et moi-même avons décidé de continuer cet échange en vue du travail de validation pour le cours Apprendre et s'éduquer hors ou aux marges de l'école (M2 de l'IED). Nous avons fait une première visioconférence le 26 décembre, où nous avons poursuivi la réflexion sur cette lecture, et à la fin de la séance nous avons défini trois questions, sur lesquelles nous aimerions continuer à discuter, à savoir :

  1. Quelle est la relation et la complémentarité entre l’explication d’un phénomène fournie par les sciences dures et l'interprétation de ce même phénomène par une approche pré-objective et pré-éthique basée sur le rapport sensoriel et émotionnel du sujet avec son environnement?
  2. Est-ce que l’EDD peut permettre d’équilibrer le rapport de force entre les ces deux types d'approches ou manières d'appréhender la réalité? Et quelle forme pourrait prendre cet EDD?
  3. Quel serait le contexte politique et le modèle de société qui permettraient de mettre en place un système éducatif qui promeuve une relation équilibrée entre ces deux types d’approche?
    Jonathan a pensé que ce serait intéressant d’avoir l’occasion de les discuter avec vous, si vous êtes partant, via une visioconférence sur Zoom, et je trouve que c’est une excellente idée. Comme notre première discussion, elle serait enregistrée, téléchargée sur un compte privé de Viméo, et ferait partie de notre rendu pour le cours. Pour Jonathan et moi-même cela a beaucoup de sens de poursuivre la discussion sur ces questions, car elles sont directement en lien avec nos mémoires de master. »
    Autant dire qu’il s’agit de notre « texte libre multimédia ». Une production de plus, collective, qui nous permet chacune d’aller un point plus loin, ou plus profond, dans nos cheminements, grâce aux deux autres.
  • 2022.01.15. METLV, H&M. Ce qu'on fait là, analyse institutionnelle, dernière

  • 2021.12.13. METLV, H&M. Lhéritier, Baccou & al. Monographie, pédagogie, parole, analyse et maîtrise
    Vous pouvez bientôt lire le contenu de nos échanges écrits, très fertiles.

    Cette séance quelque peu exceptionnelle, organisée au pied levé. C’est une des belles preuves que quand le hasard se présente, il ne faut pas le laisser passer. Aline Bourgeais a proposé vendredi soir que nous parlions de monographie (cf. visioconférence du 10 décembre) ; la veille, nous concluions notre journée de travail autour de la recherche et de l’écriture sur l’annonce d’une rencontre bienvenue entre les boîtes à outils des Fabriques de sociologie et de la pédagogie institutionnelle, dont la monographie (cf. visioconférence du 9 décembre). Ce soir, c’est presque la première fois, en un sens, que j’emmène dans l’aire de nos séminaires mes amies de pédagogie institutionnelle, en la personne de Corina Lhéritier et Patrici Baccou, tous deux par ailleurs enseignants dans les Calandretas occitanes et paissels ajudaires à Aprene, transmetteurs de cette pédagogie trilingue (la langue du bilinguisme, la langue de la pédagogie institutionnelle, la langue du sujet…). On peut lire, parmi bien d’autres de leurs écrits, deux « textes libres à l’université » : La Monographie d’écolier, un langage pour la pédagogie institutionnelle et Sortir de la classa. De la classa passejada de Célestin Freinet a la formacion pedagogica cooperativa dels mèstres de las Calandretas.
    Par ailleurs, il a été fait référence à des monographies, à lire. Vous pouvez aller lire déjà celles de Champ PI (cf. également la vidéo du 11 janvier 2020, ici ou ici). Sur le site du séminaire « Hors et Marges », dans la partie des praxis pédagogiques de la Bibliothèque de travail, vous avez accès à « Luigi et Ahmed ». Il a été fait référence à la monographie comme art de lire. Tous les livres de pédagogie institutionnelle, ou la plupart, ainsi que la revue Écho-PI, et la revue Institutions, sont constituées de monographies. À ce sujet, Corina a renvoyé à deux ouvrages de René Laffitte : Une Journée dans une classe coopérative et Essais de pédagogie institutionnelle), et dans ce dernier tout particulièrement « Les sarcasmes de Fernand Oury. Un héritage d’instituteur » (bientôt republié dans Épistémologie et éthique, numéro spécial de L’Année de la recherche en sciences de l’éducation).

    Enfin, je signale l’ouvrage d’Arnaud Dubois, Histoires de la pédagogie institutionnelle : les monographies. Et aussi, après tout, « Luigi et ses contemporains », p.21-72 (traduction française de « Luigi e i suoi contemporanei. La classe cooperativa ambiente di linguaggio e di coraggio. Alcuni fondamenti antropologici e semiotici della Pedagogia Istituzionale » in Giuliana Santarelli, Pedagogia istituzionale. Dalle origine all’attualità, Bologna, Bolonia Universty Press, 2021, p.137-224) — et surtout p.44-65 pour ce qui est d’une libre lecture de cette plus belle monographie de Fernand Oury qu'est « Luigi et Ahmed », et de ce que peut être la monographie. Également, je renvoie à « Le peuple libre des praticiens. Conseil de coopérative, monographie d’écolier, deux emblèmes de la maîtrise pédagogique » (Pédagogie et Langage, p.35-43, ou ici, p.105sq, ou encore sous forme de conférence, ici ou ici).

  • 2021.12.10. METLV H&M. Andrianjafitsara, Eudine, Bourgeais, Raspail, Bonvin, Sinoquet. Radicalité, création, art, singularité, commun
    À un moment, nous échangeons avec Aline surtout, autour des artistes que nous connaissons, que nous aimons, et qui ont sacrifié une certaine « tranquillité sociale » pour ne pas céder sur leur désir. J’ai quant à moi évoqué la chère mémoire de mon grand ami Jacques Caux. Je renvoie à son site, que nous construisîmes ensemble jadis, avec Jean-Luc Théron (concepteur du présent site). J’ai écrit sur l’œuvre de Jacques et sur le mouvement du Schématisme deux articles que vous trouverez recueillis ici. Par ailleurs, émanant de son travail pédagogique (Jacques fut un des acteurs importants du mouvement Freinet, ainsi qu’un grand militant anticolonialiste en Algérie), je recommande également On n’est pas malheureux, dis…, livre bouleversant de 1996, à compte d’auteur rassemblant des vignettes, monographies, d’enfants qu’il croisa en particulier durant dernières années de psychologue scolaire (j’en ai sauvé quelques-uns de la benne et de l’indifférence).
    Les références à mes propres travaux dans le champ des praxis artistiques renvoient à la page Propositions de la partie Critique, disposition au sens.

  • 2021.12.09. METLV. H&M. Nicolas-Le Strat, Bodineau, Koskas, Le Bellec. Faire recherche, paysage d'une praxis
    Voici aussi la discussion écrite qui a accompagné la visioconférence (bientôt accessible).
    La présentation complète se trouve à la page des Invites.

  • 2021.12.06. H&M. Arslane Andrianjafitsara, Eudeline, Bonvin. Création et radicalité. Analyse institutionnelle d'un séminaire. Page d'écriture. Intégration et subjectivité
    Encore une séance de reprise — repriser, art de haute patience…
    Je retranscris également deux informations données dans la discussion écrite.
    Tout d’abord, voici la page Radios et inédits où l’on peut entendre Carole Rieussec et Jean-Christophe Camps, du duo électro-acoustique Kristoff K Roll, parler de leur art (donc art de vivre, aka éthique, et art de soutenir le vivre des autres, aka politique). On peut également écouter Carole Rieussec dans un autre contexte, politique et artistique, celui de l’émission Wi Watt Heure, sur le site de Revue et Corrigée.
    Quand Catherine prend la parole au sujet de sa page du dimanche, et précise que, en gros, le journal, c’est pas trop son truc, je lui réponds : « Cherchez pas, le journal est dans la feuille, dans la tête. L'avantage du journal, c'est que, lui, c'est son boulot de ne pas oublier. C'est la fonction journal, peu importe le support! Plus loin, au sujet de ce réflexe de garder-traces : « En sémiotique, ça s'appelle la fonction scribe, et c’est relié à une autre notion, celle de feuille d’assertion. » (Cf. la distinction par Jean Oury entre statut, rôle, et fonction : ce qui est fondamental, c’est de toujours plus dégager le terrain imaginaire et ce qui dans le milieu est pathogène — effets de hiérarchie, de « gestion des biens », etc. — pour rendre efficace la fonction du milieu : fonction d’inscription, fonction de portance, fonction thérapeutique, fonction poiétique… Bref, ce qui fait que la vie n’est pas que cimetière.)
    Enfin, quant à Oiseau tranquille au vol inverse oiseau / Qui nidifie en lair, il s’agit de l’incipit de « Cortège », l’un des plus beau poèmes d’Alcools d’Apollinaire. Là aussi, tiens, un poème bigrement porteur d’une certaine conception de l’intégration…

  • 2021.12.03. METLV IED. H&M. Collectif, Vérité. Sens et crise du séminaire. Corps, intégration, langage
    Voici la discussion écrite en marge de notre vidéo, avec entre autres les références évoquées.
    Le premier moment est important à écouter, car il tente de parler (de) ce signe qui nous soucie, et qui dit que la participation aux forums va descrescendo de façon inhabituelle. Ce souci, est le souci avant tout de chacune. Les mots que nous partageons n'engagent que nous, mais peuvent parler à d'autres…

Automne et hiver, à cheval sur 2020 et 2021

Notre travail à l’automne 2020, en plus des séances ici accueillies, s’est également réalisé sous forme de textes libres, que nous avons réunis dans un recueil proche de l’album ou du journal de la pédagogie Freinet. Nous avons choisi cette formule en conseil, et voici donc Les Miettes de nous, n°3 — an 3 de cet essai de recueillir les textes libres des gens avec qui j’ai le bonheur de travailler. Ce recueil est mis en commun avec les textes libres du séminaire « Sens, éthique et pertinence » de la même période. Et n’oubliez pas de « lire » Histoire de vois de Déborah Leroux, ainsi que les versions lues des textes de Julie Goubet, Une lettre, un trajet, une orientation, et de Maude Dilé, Faire noms, et rebonds.

Sens, éthique et pertinence
& Langue, sens, éthique et pertinence

Hiver et printemps 2022

Accueillir les singularités, un essai en commun à mi-course entre Balkans et Occident

Prochaine séance: une demi-journée après le 10 juin, entre Grava et Paris.

Le Sens intègre. L’intégration, schème anthropologique du sens

Nous travaillons les lundis de 19h30 à 21h30. Les séances ont été fixées aux dates des 7 et 14 février, 7 et 14 mars, et 4 avril (séance surnuméraire au sujet du livre de J.-F. Billeter).

Cette année, il y a un thème à nos variations : le paradigme de l’intégration comme schème anthropologique du sens. Nous l’avons choisi, ce thème, ensemble, lors des séances du séminaire Hors et marges (cf. plus haut sur cette même page), en particulier lors des séances du 3 décembre et du 6 décembre 2021. Nous avons discuté autour du texte de Jean-François Billeter, Un Paradigme, mais nous allons également voir combien ce concept d’intégration est, plus largement encore, présent dans nombre de situations où il est question de produire du sens, de faire sens. Un petit vademecum nous accompagne.

Automne 2021

Cette nouvelle saison, qui continue… Singulière, et cependant commune : sur la trame déjà là, les arabesques de nos rencontres, qui à leur tour s’intégreront à ce tissu commun, cette texture faisant histoire, transmission, accueil. Prévoir de la place en creux, savoir se dire que du négatif peut enfin venir…

Printemps 2021

Cette série d’enregistrements correspond à deux séminaires très proches, tenus dans le cadre de l’équipe IED (éducation à distance) du cursus Enseignement tout au long de la vie du mastère en sciences de l’éducation de Paris 8 : pour l’un en première année, Langue, sens, éthique et pertinence, et en seconde année, Sens, éthique et pertinence. Ces séances sont à lier à des discussions écrites, sur un forum à distance, de très, très denses espaces d'échanges. Elles sont un autre espace du séminaire générique Sens, éthique et pertinence qui court comme le thème, quasiment musical, obsessionnel, de ce lieu ouvert depuis maintenant une année et rassemblé sur cette longue page, liste continuée de rencontre, sans cesse rénovée, relancée, rassurée dans son irréductible inquiétude.

Notre travail entre l’hiver et le printemps 2021, en plus des séances ici accueillies, s’est également réalisé sous forme de textes libres, que nous avons réunis dans un recueil proche de l’album ou du journal de la pédagogie Freinet. Nous avons choisi cette formule en conseil, et voici donc Les Miettes de nous, n°5 — an 3 de cet essai de recueillir les textes libres des gens avec qui j’ai le bonheur de travailler. Ce recueil est mis en commun avec les textes libres du séminaire « Sémiotique, pratique et clinique » de la même période. Recueillies, également, les images de Momo I Französich et de Doktor d’Ilhem Belarbi, et la Chacone de la partita de Bach, dans l’interprétation émouvante et émue de Jasmine Eudeline.

Automne 2020

Notre travail à l’automne 2020, en plus des séances ici accueillies, s’est également réalisé sous forme de textes libres, que nous avons réunis dans un recueil proche de l’album ou du journal de la pédagogie Freinet. Nous avons choisi cette formule en conseil, et voici donc Les Miettes de nous, n°3 — an 3 de cet essai de recueillir les textes libres des gens avec qui j’ai le bonheur de travailler. Ce recueil est mis en commun avec les textes libres du séminaire « Apprendre et s’éduquer hors et aux marges de l’école » de la même période.

Printemps 2020 — ou le premier arrêt d’autobus…

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